HISTOIRE DE LA GUADELOUPE
HISTOIRE DE LA GUADELOUPE    

HISTOIRE DES HABITATIONS

La maison de Zevallos

Elle est située entre Saint-François et Le Moule .....

 

Comment y aller:

En venant de Sainte-Anne......Vous êtes sur la N4, au (Rond-point Martin Luther King) prenez la direction de Moule (N5). A mi-chemin la maison de Zevallos se dresse là, sur la droite de la route. elle mérite une halte, de quelques dizaines de minutes, le temps de faire quelques photos souvenirs de l’extérieur et visiter l'intérieur si toutefois la maison est ouverte.

La visite est payante.

 

1990:
La maison de Zevallos, le muret d'enceinte de la maison , la balance, l'aiguillage, sont classés aux "monuments historiques".

 

1999:
Rosan Débibakas se rend acquéreur de la maison.
Aujourd’hui, cette magnifique demeure coloniale, appartient aux frères Patrick et Eric Débibakas.

Comme vous pouvez le voir, l'herbe pousse.

Cette maison coloniale, a été restaurée en partie. Il y a tant à faire dans cette Habitation, que la restauration prendra à n'en pas douter, quelques années, voir une à deux décennies. Le plancher du 1er étage est à refaire complètement. Il faut espérer que les fonds envoyés par l'Europe pourront peut-être, être utilisés en partie pour cette demeure coloniale.
L'état est frileux d'attribuer un financement pour un monument d'époque appartenant à des privés.

Bon nombre de propriétaires, ont déjà, occupé cette maison, depuis sa construction au XIXe siècle. Quant aux différents propriétaires, soit ils sont mort, dans d’étranges circonstances, soit ils se sont enfuis de la maison. Encore des spéculations !!!

 

 

HABITATION ZEVALLOS (Visite payante)


Il y a encore une quinzaine d'années, les lieux n'étaient pas accessibles. On ne pouvait pas entrer dans le jardin, encore moins visiter la maison.


Cette maison de type coloniale est liée, à celle qui se trouve à Pointe-à-Pitre : Le musée Saint John Perse aujourd’hui. Ces deux maisons ont une architecture identique, avec toutefois quelques différences.


Leurs charpentes sortent des ateliers Eiffel.

 

Un petit film d'un peu plus de 5 mn, réalisé par mes soins.

https://www.youtube.com/watch?v=3JV-dfa9XNE

 

Les légendes:
Cette maison à fait couler beaucoup d'encre, mais on ne trouve pas de traces sur sa réelle histoire:
     - Certains disent que la maison aurait été construite sur un cimetière d’indiens caraïbes.....!

     - D’autres disent un cimetière d’esclaves.....!
On est sûre de rien. Alors comment voulez-vous à partir de là, croire le reste. D'après "les on dit", cette Habitation sucrerie, était florissante.

     - Elle serait hantée.....!
Un homme venu de Belgique, achète cette maison, qu'il occupe quelque temps, et la quitte, sous prétexte qu'elle était hanté.

     - Elle renferme des secrets.....! Quels secrets?

     - L’histoire tragique d’un esclave et de la fille d’un maître, tombés amoureux l'un de l'autre.....!

 

Juste pour info:

La piscine du Club Med de Sainte-Anne est construite sur un cimetière d'esclaves qui a été découvert lors des travaux.

 

Son histoire :

La maison de Zevallos et les "on dit": vérité, Mythe ou Légende?

 

2 dates à retenir:

 

1845:
Construction de la sucrerie.

 

1868 à 1871:
Construction de la demeure.

 

1877:
Pour moi la fin de la construction est cette date, puisqu'on la voit apparaître sur le bord de la route seulement à cette date..... Pourtant, à l'époque, cette Habitation était à la pointe du progrès puisqu'elle regroupait la transformation des cannes de plusieurs plantations. A son apogée, pas moins de 120 esclaves y travaillaient. Tout cela est difficile à croire.

Autre mystère, lors de ma visite, j'ai pu constater la présence d'un aiguillage de chemin de fer, d'une bascule à plateau, d'une cheminée mais rien concernant les bâtiments de pressage de la canne et sa transformation en sucre.
si les bâtiments étaient à cet endroit, on devrait trouver quelques ruines, ou au moins les soubassements. Or là, rien, aucunes traces.
Y aurait-il eu des indélicats qui auraient pillé les pierres des constructions jusqu'à la dernière à des fins personnels ?

 

A l'origine:
Il est fait état d’une histoire qui dit que deux maisons identiques auraient été commandées par un riche industriel de Louisiane en 1870. A cette époque, les vérandas étaient soutenues par des colonnes en bois. Elles furent remplacées par des colonnes métalliques.
Ces deux maisons étaient destinées aux deux filles du richissime industriel.
La livraison de ces deux maisons en Louisiane n’aura jamais lieu. Le navire, essuie une tempête causant des dégâts à la coque. Ne l'empêchant pas de naviguer, Le navire est donc contraint de faire une escale à Pointe-à-Pitre pour y être réparé. Le coût des réparations était tel, qu'il fallut vendre les deux maisons. Elle seront vendues aux enchères à deux propriétaires de sucrerie.

  • L'une à Ernest Souques, fils du grand industriel sucrier, Dr. Armand Souques, propriétaire de l'usine de Beauport, construite à Pointe-à-Pitre, pour y loger le directeur de l'usine sucrière de Darbousier. C'est sur les ruines de cette usine, qu'à été construit Le Mémorial Act.
    Aujourd'hui, cette maison est devenu le musée Saint-John Perse.

  • L'autre sera acheté par le comte Antoine Hector Parisis de Zevallos, Il fera construire sa maison sur la N5 à quelques kilomètres du Moule.

Quand on voit ses deux maison, on constate qu'elles sont identiques.

 

La légende raconte

     - Qu’une famille s’est installée dans cette maison. Le couple avait une fille qui s'amouracha d'un des esclaves qui travaillait sur l'Habitation et tomba enceinte. Lorsque le père apprend cette histoire, il tue l’esclave. La fille se suicide.....!

 

     - S'ensuit une révolte des esclaves de l'Habitation contre le maître et le tue. Mais les fils de ce dernier, vengent le père et tuent tous les esclaves de l'Habitation.....!

     - Qu'elle était habitée par des fantômes, qu’il y avait des bruits de chaînes, des cris de douleurs, des objets se déplaçant tout seul.....!

     - Que des sandales se déplaçaient.

     - Que les couverts se déposaient sur la table sans l'intervention d'un ou d'une domestique.

     - Qu'un cheval blanc promenait la nuit dans les jardins.

     - Un prêtre est venu exorciser la maison mais il a été chassé à coup de pierre venant de nulle part.....!

     - Faisant son ménage, une propriétaires était entrain de passer l’aspirateur à l’étage. Soudain l'aspirateur s'arrête. Pensant à une panne électrique, la propriétaire descend au RdC, arrivée devant le tableau électrique, l'aspirateur redémarre.....!

     - Deux employés de mairie ont fait le pari de rester une nuit dans la maison, ils ont commencé à entendre des bruits étranges, ils se sont enfuis de peur et l’un des deux hommes s’est rendu compte qu’il y avait des traces de sang sur ses chaussures.....!

     - Un ancien fonctionnaire de la mairie a raconté que cette maison faisait l’objet d’un "dossier spécial", si je puis dire. Seul le maire et le directeur du centre technique ont accès à ce dossier. Il y contient les faits qui ont été rapportés sur Zévallos. Faut arrêter de broder.....!

     - Un cantonnier de la mairie raconte, qu'en 5 ans de services, il n'a jamais vu l'herbe poussée normalement. Le simple fait de passer le portail, le mettait mal à l'aise..... C'est presque une vérité à condition de ne pas arroser.....!

Autant de rapporteurs, autant de choses peu crédibles, ont été signalés.

Je clôture là, cette liste de faits, qui se serait produit dans cette demeure.

HABITATION NÉRON

 

Comment s'y rendre:

Traverser l'agglomération de Moule par la rue Saint-Jean en direction de Morne à l'Eau par la N5 sans la quitter. Continuer tout droit jusqu'au moment où sur votre droite vous apercevez un grande croix blanche.... vous tournez sur la droite et quelques centaines de mètres sur votre gauche vous verrez un long grillage vert, au beau milieu au loin vous verrez la ruine du moulin à vent.... Vous y êtes, passer le portail et stationner..... La visite est gratuite.

Si vous avez un GPS c'est un plus.

Son histoire :

Cette Habitation de 160 ha est situé à la section Lacroix sur la commune du Moule.

Au tout début, elle portait le nom de "Hussey".

 

1740 :

Pierre Néron Beauclair fils (ou Beau-clair), achète le domaine et va construire une sucrote qui fonctionnait avec  une centaine d'esclaves. A cette époque il n'y avait pas de moulin à vent. La famille vivra en autarcie.

30 ans plus tard, l'Habitation Néron faisait partie des plus importantes de la Grande-Terre.

 

Pierre Néron va épouser Anne Charropin qui décèdera à 20 ans (1675-1695). issue d'une famille de Petit-Canal. Pierre et Anne auront un fils qui portera le prénom du père ainsi qu'une fille Anne-Christine.... elle sera veuve à 50 ans et vivra une histoire d'amour aussi belle que tragique avec le capitaine Charles Victor d'Amon qui va dilapider sa fortune aux jeux et s'enfuira seul en France. Anne Christine retournera dans sa famille.

 

A la période révolutionnaire, elle sera réquisitionnée. et continuera son activité sucrière. 140 producteurs de canne, alimenteront sont moulin qui produisait la matière de base nécessaire à la production de sucre brut. 

 

8 février 1843 :

Une grande partie des installation sera détruite par le terrible séisme qui frappera la Guadeloupe. La sucrerie continuera de fonctionner avec moins de bâtiments et moins de journaliers.

 

1852 :

La sucrerie réussira à surmonter la catastrophe, puisqu'à cette date, 80 ouvriers assuraient toujours son fonctionnement.

 

Fin XIXe siècle:

La crise sucrière va entrainer le déclin de l'exploitation qui sera transformée en distillerie.

Pierre Néron, produira du rhum.

 

1912:

Entre temps, la famille Fabre devient propriétaire, puis revend la distillerie à Roger Beuzelin qui va moderniser les installations et construira une chapelle où il installera une prêtre à demeure. Il produira du rhum toujours sous l'étiquette "NERON". (La chapelle, aujourd'hui restaurée est présente sur l'Habitation ainsi que la maison de Maître.

La distillerie produira du rhum jusqu'en 1965 date à laquelle elle fermera définitivement.

 

Restauration :

seules l'église et la maison de maître ont été restaurées.

Aujourd'hui, cette Habitation est propriété du Conseil Départemental.

HABITATION MURAT (Visite gratuite)

HABITATION MURAT

 

Château de Murat ou Habitation Murat ou Habitation Bellevue ou encore Bellevue-La Plaine.

 

Qui était Dominique Murat (le père)?
Né en 1735 à Cap Breton où il exerçait le métier de marin. Murat (père), va épouser Catherine Ducasse originaire elle aussi de Cap Breton, dans les Landes.

 

1742:
De cette union va naître, en 1742, Dominique Murat (fils). A son adolescence, sa soif d'aventures, va le pousser à quitter le port de Cap Breton pour se rendre à Bordeaux. A cette époque, Bordeaux était un port très important, entre autre, une plaque tournante du commerce triangulaire. Il y fera ses premières armes.

Il décide alors, de s'embarquer sur un navire en partance pour les Antilles, où il fera le choix de s'installer à Marie-Galante.

 

1770:
Dominique Murat (fils) n'a que 28 ans.

 

1807:
Il épouse une créole marie-galantaise, achète la propriété Bellevue et construit de nouveaux bâtiments. Parallèlement, il rachète, une Habitation en faillite qui jouxte la sienne: La Plaine. Désormais, son immense domaine prendra le nom de Bellevue-La Plaine. qui sera la plus importante de Marie-Galante.
On y compte un total de 110 esclaves, qui passera à plus de 300, en majorité, des noirs d'Afrique, 20 ans plus tard.
Cette Habitation, sera une des plus importante de Guadeloupe à la veille de l'abolition de l'esclavage (1848).

 

1660-1667:
Entre 1660 et 1667, la 1ère. Habitation de Marie-Galante est née. Cette Habitation (Domaine), fût fondée par un notaire d'origine champenoise: maître Antoine Luce.
On en a pas une certitude absolue, les différents cyclones dévastateurs qui ont frappés l'île, ont fait disparaître une grande partie des documents. Seuls, le moulin à vent et le château ont résisté aux tornades de l'époque.

 

1665:
L’Habitation compte déjà 11 esclaves adolescents, parmi eux de jeunes enfants.

 

1691:

Naissance de la 1ère sucrerie, située à Grand-Bourg de Marie-Galante, au lieu dit Bellevue.

 

Petit rappel:

1835:
A cette époque, On compte plus d'une centaine de sucreries à Marie Galante.
L'île était couverte de champs de cannes à sucre, et autant de moulins à vent.
Vient s'ajouter les petites unités de production, qui faute de moyens financiers, continueront travailler avec des moulins à bêtes.
Pourquoi, la Guadeloupe s'est mise à produire autant de sucre? et bien tout simplement, parce que la France de (Napoléon) a perdu la colonie de Saint-Domingue, Haïti, il fallait donc, compenser la chute de la production de sucre.

 

Bien sure, pour cela il fallait une main-d'œuvre importante pour la mise en valeur des terres jusque là inexploitées.
Le manque d'eau va se faire cruellement sentir sur cette île dépourvue de cours d'eau.
Pour pallier à cela, chaque Habitation va creuser sa mare pour retenir l'eau de pluie.
N'oublions pas que Marie Galante et la Grande-Terre sont constituée de calcaire, il faillait donc utiliser de la terre grasse pour imperméabiliser les mares.
Toutes les mares que vous voyez, datent de la colonisation. Certaines sont asséchées par manque d'entretien.
Quand vous croisez sur votre route une mare et rien d'autre autour, cela veut dire obligatoirement qu'il y avait à cet endroit une habitation qui hélas, a disparu.

 

1814-1843:
Sera la période de construction des moulins à vent de la Grande-Terre et de Marie-Galante et vont petit à petit remplacer les moulins à bêtes.

Exemple de moulin à vent "rotatif" en restauration. Il se trouve sur la commune de Sainte-Anne au lieu dit "Surgy". Les travaux sont au point mort depuis 3 ans.

 

Je n'arriverai jamais à comprendre que l'on entreprend des restaurations qu'ont abondonnent à mi-chemin faute semble-t-il, de crédit ! On attend certainement qu'il retourne à l'état de ruine.

 

 

Atelier de fabrication du sucre

Au premier plan le four et sa cheminée carrée.

Le respnsable du site m'a dit qu'une restauration du site était en projet en ce qui concerne l'atelier et le moulin.

Immences marmites en fonte en forme de demi-sphère. vous en apercevez souvent sur votre chemin.

Elles servent souvent de grands bacs à fleurs.

 

Dans une sucrerie, on faisait bouillir le jus de canne dans une suite de cinq à six demi-sphères, afin d'en retirer les déchets en suspention. En fait c'était déjà un travail à la chaîne. Dans la dernière marmite, il ne restait qu'un jus très concentré qu'on déversait déversait dans des moules à sucre qu'on laissait égouter, on mettait les formes à sucre dans un bâtiment de séchage.
Aujourd'hui, certains artisans s'en servent encore pour la fabrication la galette de manioc.

 

Le site de l'Habitation aujourd'hui:
 

Sur le domaine, on trouve bien sure:

  • Le château restauré. La bâtisse a été construite sur le point culminant de la propriété. Elle est considérée comme la plus grande construction privée de cette époque.
  • Le moulin à vent construit en 1814 qui semble-t-il, va être restauré
    Les sous bassement du moulin à bête

  • Le puits

  • La sucrerie

  • La cheminée

  • les cuisines à l'extérieur

  • Le puits, très rare sur Marie-Galante, qui plus est, à l'intérieur d'un bâtiment. A VOIR

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