CAMILLE MORTENOL
Sosthène Héliodore Camille Mortenol est né à Pointe-à-Pitre le 29 novembre 1859, à Pointe-à-Pitre et décède en 1930.
Issu d’un milieu modeste, il est le troisième et dernier enfant d’un dénommé « André » né en Afrique et qui a été affranchi le 23 juillet 1847, à l’âge de 38 ans par un arrêté du gouverneur en poste de 1845 à 1848: Marie Jean-François Layrle, Moyennant le rachat de sa liberté.
Il dira au commissaire royal:
« Vous m’avez pris sur la Terre d’Afrique pour faire de moi un esclave. Rendez-moi aujourd’hui ma liberté ! ».
Je pense que cette phrase, a été inventée par un rapporteur de l'époque ou transformée par un historien. Parce que dans le cas contraire, le commissaire aurait certainement refusé de l'affranchir.
Le père de Camille s'appelera désormais MORTENOL.
Il va exercer le métier de "voilier", puis de "maître voilier".
Sa mère, elle aussi une ex-esclave, était couturière.
1855:
Tous deux vont se marier le 18 août. Camille a un frère ainé qui se prénomme: Eugène André et un soeur Marie-Adèle.
d'après les registres d'Etat-Civil de Pointe-à-Pitre, il est mentionné le décès de Sosthène Héliodore Camille Mortenol survenu le 25 juin 1885.
Ce qui laisse supposer que Camille Mortenol, n'est pas Camille mais son frère mais Eugène André. Il poursuivra ainsi des études gratuites à la place de son frère décèdé.
Sa prédisposition aux études, ne passeront pas inaperçues aux yeux de Victor Schoelcher qui va lui faire obtenir une bourse et un billet de bateau pour continuer ses études en France.
1877:
Eugène André allias "Camille", obtient son baccalauréat es Sciences et prépare le concours d’entrée à POLYTECHNIQUE.
1880:
il est reçu dans les 20 premiers sur plus de 200. Camille Mortenol fut le premier "nègre" à intégrer Polytechnique.
1er octobre 1882:
Camille termine ses études, est est admis à l'école navale.
Camille Mortenol fera une très belle carrière dans la marine nationale.
Sa mort sera annoncée qu'en janvier 1931.
Il est Inhumé dans le cimetière de Vaugirar à Paris.
Il sera regretté, par tous les Antillais.
Il était le symbole vivant pour tous les fils d’affranchis de 1848.
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