20 mai 1635:
28 mai 1635:
Après un voyage long et pénible, les colons mettent pieds à terre à la Pointe-Allègre cinq semaines plus tard, exténués, pour la plupart affamés et malades.
Arrivée de la première expédition fraçaise en guadeloupe:
A l'arrivée à la Pointe Allègre en Gadeloupe. Le premiers souci des français étaient de construire un fort pour se protéger d'un éventuel ennemi. Toute la colonie était était fatiguée et malade.
Dès qu'ils mettent pieds à terre, les colons français, sont accuellie chaleureusement par les indiens Caraïbes, qui vont les aider à décharger, et à bâtir le fort avec le bois des deux navires, qui sera baptisé "Fort Saint-Pierre".
Ils vont même les nourrir.
Ce premier fort, resemblera plutôt à un abri, qu'à un fort de défense. Il était constitué d'une palissade de bois et quelques pieux. A l'intérieur de l'ensceinte des cases et une église construite par les pères Dominicains. On n'oubliera pas de planter une croix.
Les indiens, occupant l'îles depuis très longtemps, vont leur apprendre à cultiver les légumes et racines qui pouvaient pousser sur cette terre aride.
L'éclatement du groupe:
A la suite d'exactions commises par Liénard, sur le peuple indiens, un malaise grandissant finira par diviser la colonie.
La colonie se voit contrainte d'abondonner le fort Saint-Pierre.
Ils vont quitter Sainte-Rose et se diviser tout au long d'un exode forcée vers le sud de la Basse-Terre. A cette époque la Basse-Terre s'appelait "GUADELOUPE".
Un premier groupe à Bouillante:
un groupe de colons décide de s'établir dans le secteur de Bouillante, qu'il trouvait accueillant et propice à la culture.
Un deuxième groupe à Vieux-Habitants:
Ce groupe, s'établit durablement et construit un village qui par la suite s'agrandira et deviendra la ville la plus ancienne de la Guadeloupe..... D'où le nom.
Le restant de la colonie reprend la route vers le sud.
Les choses ne s'arrangeant pas avec Lienard. c'est une nouvelle division qui se produit.
Le troisième groupe à Baillif:
C'est à Baillif, à hauteur de l'actuel Rivière des Pères, que les pères Jésuites décident de s'installer.
Le quatrième groupe:
Le quatrième et dernier groupe, celui mené par Lienard, va s'établir au sud de l'île à la Pointe-à-Launey, près de Vieux-Fort et face aux Saintes.
Cette terre était occupée par les indiens Caraïbes.
Lienard, continua à faire la guerre aux indiens, il fit des prisonniers qu'il soumettra à une forme d'esclavage...... Il en avait besoin pour construire son fort.
Ce fort portera le nom de Fort de L'Olive. Comme à l'accoutumé, il sera construit comme celui de Saint-Pierre à la Pointe Allègre, avec du bois et des talus composés de pierre et de terre.
Construit en bord de mer, Lienard pensait de cette manière, pouvoir surveiller les indiens qui allaient à la pêche et qui pouvaient à tous moment les surprendre.
La surprise viendra des anglais qui vont tenter de prendre possession de l'île.
Le fort sera à maintes reprises, attaqué et détruit par ces anglais.
Le donjon de Charles Houël
1650:
Houël, très ambitieux, se fait construire un donjon ou château positionné sur les hauteurs de la ville de Basse-Terre non loin du quartier
du Carmel à l'aplomb de la rivière du Galion. Cette construction était surtout destinés pour le "paraître".
On ne sait pas grand chose de cette maison fortifiée décrite par le père Dutertre comme ressemblant, à une tour carrée.
Houël, fera ajouter par la suite, des angles saillants sur chaque face, lui donnant ainsi une forme étoilée. Mais des fissures apparaissent fradilisant ainsi la construction
L'architecte Blondel fait son relevé, signale néanmoins que les angles saillants se détachent de la construction initiale, conclura à une ruine prochaine. C'est finalement le père Labat qui fera faire quelques travaux pour renforcer et protéger le donjon de Houël. Entre autre, le creusement d'une fosse pour faire barrage à l'ennemi avant le Grand Cavalier. Pour ce qui connaissent le fort, Quand vous êtes sur la place d'armes, vous avez un grand bâtiment tout au fond, qu'on appelle "Citernes". Ce bâtiment a été construit par la suite, sur l'emplacement même de la fosse de protection.
Quoi qu'il en soit, les travaux de protection, n'ont pas été suffisants en 1703 pour résister au siège de l'armée Anglaise. Les français
seront contraint de capituler. Ils feront sauter le donjon et le Grand Cavalier, Avant d'abandonner le fort. Cette destruction n'a servi à rien, puisque les anglais quittent la Guadeloupe quelques
jours plus tard.
Le Fort La Madeleine
Jean de Boisseret, beau-frère de Houël quant à lui, fera construire un fort plus élaboré équipé des fortifications, comme on savait
les faire en France au Moyen Age. Blondel finira par choisir le site de Boisseret qui était bien placé, dominait le bourg de Baillif, et offrait une vue dominante sur la Baie.
Ils fallait rendre le fort imprenable en rehaussant murailles et courtines, et rajouter les équipements: citernes, poudrières et logements. Le gouverneur général de Martinique, le Marquis Jean-Charles de Baas, jugeant les travaux trop coûteux et surtout trop long à réaliser. Ce projet n'obtiendra pas un avis favorable.
1690:
Henselin, nouveau gouverneur de la Guadeloupe, va faire abattre le fort la Madeleine.
Entre temps, la ville de Basse-Terre s'était agrandie et c'est naturellement, que le siège du gouvernement va s'y installer.
Le gouverneur Henselin, décide d'entreprendre de gros travaux sur le donjon de Houël, "Le Fort Saint-Charles". Au fil du XVIIIe siècle, le donjon, sera transformé en forteresse.
Le Fort Louis ou Fort l'Union
(En hommage à Louis XIV)
Est une fortification érigée à partir de 1692 à Gosier (Grande-Terre) sur le morne "l'Union". Il sera classée monument historique en
décembre 1997.
Il était destiné à protéger le Petit Cul de Sac Marin et plus particulièrement l'accès de Pointe-à-Pitre.
La décision de le construire est prise en 1686 par le gouverneur de la Guadeloupe, Hinselin, et par Charles de la Roche Courbon, Comte de Blénac.
1692:
Les travaux commencent 1692, sous la direction de l'ingénieur Jean-Baptiste de Caylus.
Par manque de moyens financiers, ce fort sera construit en bois, protégée par une double rangée de pieux qu'on comblera de terre. C'était sans compter les trois ouragans qui vont s'abattre sur la
Guadeloupe: 1738, 1740 et 1742 qui anéantiront l'ensemble.
On fait reconstruire le Fort Louis en dur.
1758:
Le fort Louis sera complété par plusieurs constructions:
Une caserne, un corps de garde et une poudrière.
Après la Guerre de Sept Ans (1756-1763), on ajoutera une nouvelle caserne, une boulangerie et une citerne. L'ensemble aura la configuration d'une forteresse de type Vauban.
1759:
L'absence de fossé, fera que les anglais vont prendre le fort sans difficulté.
D'ailleurs, le Père Labat a écrit au sujet du fort, " Je ne sais qu'elle idée on a eu, de construire ce fort qui n'est bon à rien".
Le fort sera, par la suite démantelé et abandonné et remplacé par le Fort Fleur d'Epée.
Le Fort Fleur d'Epée:
Au début du XVIIIe siècle, il n'y avait que le fort Louis pour défendre le Petit Cul de Sac Marin. Ce fort, avait un inconvénient de taille.
Il ne pouvait pas protéger tous les mouillages, et tout particulièrement celui de la Grande-Baie.
On a construit une redoute: Cette redoute était une fortification défensive, construite à l'extérieur du fort et devait couvrir un secteur bien défini, qu'on ne pouvait pas voir à partir du
fort.
Plus la côte est escarpée, plus il était nécessaire d'augmenter le nombre de redoutes, d'où l'intérêt de faire le bon choix quant aux emplacements. Une redoute avait un coût relativement élevé. Par
la suite, on opta pour la construction de plusieurs postes de défense équipés de plusieurs canons, de moyennes et longues portées.
Concernant le morne Fleur d'Epée, La redoute ainsi que les batteries avaient une rentabilité médiocre. Au point que le comité des fortifications décida d'abandonner cette position définitivement. Le
Fort Fleur d'Epée sera transformé en prison. C'est peut-être la raison qui fait qu'il n'a pas subit de gros dommages. En effet, les anglais passaient au large et évitaient ainsi les tirs des
canons.
Le Fort Fleur d'Epée:
Au début du XVIIIe siècle, il n'y avait que le fort Louis pour défendre le Petit Cul de Sac Marin. Ce fort, avait un inconvénient de taille.
Il ne pouvait pas protéger tous les mouillages, et tout particulièrement celui de la Grande-Baie.
On a construit une redoute: Cette redoute était une fortification défensive, construite à l'extérieur du fort et devait couvrir un secteur bien défini, qu'on ne pouvait pas voir à partir du
fort.
Plus la côte est escarpée, plus il était nécessaire d'augmenter le nombre de redoutes, d'où l'intérêt de faire le bon choix quant aux emplacements. Une redoute avait un coût relativement élevé. Par
la suite, on opta pour la construction de plusieurs postes de défense équipés de plusieurs canons, de moyennes et longues portées.
Concernant le morne Fleur d'Epée, La redoute ainsi que les batteries avaient une rentabilité médiocre. Au point que le comité des fortifications décida d'abandonner cette position définitivement. Le
Fort Fleur d'Epée sera transformé en prison. C'est peut-être la raison qui fait qu'il n'a pas subit de gros dommages. En effet, les anglais passaient au large et évitaient ainsi les tirs des
canons.
Le Fort Saint-Charles
(Fort Delgrès aujourd'hui)
1701-1714:
Après la guerre d'Espagne opposant plusieurs puissances européennes, il ne reste pas grand chose du Fort Saint-Charles en dehors de l'enceinte.
1709:
Arrivée de l'ingénieur Binois. Il propose la destruction du fort Saint-Charles (maison fortifiée de Houël), suivi de la construction d'une forteresse qui longera la
rivière du Galion. Cette face du nouveau fort sera inattaquable. Pour les autres faces du fort, il proposera une architecture de type Vauban. Ce nouveau projet est rejeté par Ponchartrain, secrétaire
d'état à la marine, le jugeant trop coûteux.
1724:
Un certain Vincent Houël originaire de la Martinique, débarque en Guadeloupe. Aurait-il un lien de parenté avec Charles Houël? Mes lectures ne me permettent pas de le
certifier. Quoi qu'il en soit, ce Vincent Houël, tente de relancer le projet avec toujours la même problématique: Le coût!
Le plan sera modifié pour en réduire la dépense.
1759:
L'attaque anglaise va entrainer la capitulation des français.
1763:
A la signature du traité de Paris, la Guadeloupe est rendue aux Français.
Le constat des lieux du gouverneur Bourlamaque concernant le fort, est loin d'être élogieux. Il le décrit sans protection et visible depuis la mer, il n'y a ni fossé, ni chemin couvert.
Un nouvel ingénieur, va proposer des travaux de fortifications et va incérer, des fossés, un pont-levis des murs hauts et épais face à la
mer, de façon à couper la trajectoire des boulets. D'autres projets d'aménagements seront proposés mais resteront à l'état de projets.
Le fort Saint-Charles ne connaîtra plus d'extension.
Le Fort Napoléon:
A l'origine, se fort s'appelait Fort Louis. Il a été construit par le roi Louis XIV sur le Morne Mire qui culmine à 119m. Sa position, lui
permettait d'assurer une surveillance à 360°. Ce n'est qu'en 1805 qu'il changea de nom, pour s'appeler Fort Napoléon. Il sera détruit par les anglais en 1809.
1816:
Débutent des gros travaux. On construit des murailles et une poudrière.
1842:
Une troisième fortification est construite. Les travaux dureront plus de 20 ans.
En fait les travaux seront réalisés en deux temps. de 1845 à 1849 et de 1857 à 1867.
1852:
Napoléon III arrive au pouvoir, Sa contribution à la construction du fort se résumera à la construction de voutes sur les poudrières,
empêchant ainsi les boulets ennemis se détruire les constructions.
Le fort est de style Vauban et n'a jamais servi militairement parlant. Il servira de prison de 1940 à 1942.
Il sera finalement classé aux monument historiques en décembre 1997.
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