HISTOIRE DE LA GUADELOUPE
HISTOIRE DE LA GUADELOUPE    

1802 (Arrivée de Richepanse en Guadeloupe)

 

Le soulèvement des noirs en Guadeloupe comme dans d'autres îles aura un lien direct avec la révolte des esclaves d'Haîti.

Signature le 25 mars 1802 du traité d'Amiens entre français et anglais

La puissance maritime de la France avait souffert de la guerre de "Sept Ans". Elle va obliger Bonaparte, qui était alors 1er. Consul, à se laisser convaincre par les gens de son entourage de négocier avec l’Angleterre, la restitution de la Martinique, Tobago et Sainte-Lucie et bien sure La Guadeloupe et Saint-Domingue qui étaient en pleine rébellion.

C’est dans cette perspective qu’interviendra la signature du traité d’Amiens.

Cela permettra à Napoléon Bonaparte de mettre à profit cette trêve, pour  mettre de l’ordre dans ses colonies de la Caraïbe.

 

Il mandate dans un premier temps, le général Leclerc à la tête d’une armée de 40 000 hommes pour mater la rébellion de Toussaint Louverture devenu maître de l’île de Saint-Domingue.

Parallèlement, Bonaparte envoie le général Richepanse en Guadeloupe, pour rétablir l’ordre et surtout l'esclavage.

 

Concernant Haïti, Je développerai un châpitre sur cette île qui est quand même au centre des préocupations de Napoléon.

6 mai 1802:

Richepanse, quitte Brest avec 3500 hommes, rejoint par d’autres navires de la marine au large de Pointe-à-Pitre

.

Arrivée à Pointe-à-Pitre, il est accueilli par Pelage, ses officiers et hommes de troupe de couleur sur la place Sartine (actuelle place de La Victoire).

 

Aussitôt à terre, Richepanse, place ses hommes en ordre de bataille et fait, désarmer Pelage qui sera mis aux arrêts aux côtés de Richepanse et ses "lieutenants". Quand aux officiers et hommes de troupe, Richepanse, les fait embarquer à bord des navires et les met aux arrêts.

Il n’en faudra pas plus, pour mettre le feu aux poudres et déclencher le soulèvement des libres de couleur auxquels, va se joindre une bonne partie de la population.  

 

Ignace, Massoteau, Palerme, etc. .., tous trois officiers de l’armée et plusieurs centaines d’hommes de troupe, profiteront de la nuit pour s’enfuir et rejoindre le colonel Delgrès à Basse-Terre, pour l’informer de ce qui se paissait à Pointe-à-Pitre. De part leur décision, tous ces hommes étaient maintenant, considérés comme des déserteurs.

 

J’ai trouvé à la bibliothèque, une autre explication sur cette rébellion entre l’armée régulière et les libres de couleur pour les uns, civiles libres de couleur et anciens esclaves affranchis ou pas pour les autres.

 

Delgrès, Ignace et les autres, étaient-ils véritablement ces héros de la liberté qui nous sont décrits ? Il semblerait, que cette dernière affirmation, fait état d’une rébellion des anciens libres de couleur qui par leur action, défendaitent avant tout, les intérêts.

 

La première abolition de l’esclavage votée en 1794, même si elle na pas été mise en application, a favorisé une classe émergente d’anciens libres de couleur, dont la plupart étaient issus de couples mixtes. Cet état de fait, leur octroyait des nouveaux droits et des fonctions nouvelles tant dans l’armée que dans les plantations.

« L’armée à cette époque, était constituée de 25% de libres de couleurs. Pourcentage logique du fait que chaque colonie était peuplée de quatre fois plus d’hommes de couleur que de blancs ».

Jean-Baptiste Raymond de Lacrosse (Préfet Maritime), avait été expulsé de Guadeloupe, par Delgrès en 1801, parce qu’il menait une politique de répression vis-à-vis des officiers de couleur.

 

On attendait avec beaucoup d’impatience, le nouveau gouverneur promis par Pâris, alors gouverneur général des îles.

Ce fût une surprise pour tout le monde, de voir Richepanse débarquer à Pointe-à-Pitre avec Lacrosse et ses hommes. Ces derniers, reconnu par les hommes de Pelage venaient de comprendre, que la suite n’allait pas être celle qu’ils attendaient.

 

Ignace, qui, commandait la garde d’honneur, sera le premier à comprendre, que l’arrivée de Richepanse n’était pas du tout amicale, et profitera à la nuit tombée, de s’enfuir avec ses hommes pour rejoindre Delgrès à Basse-Terre.

 

Delgrès, apprenant ce qui se passait à Pointe-à-Pitre, commença à préparer la défense au cas où un assaut de Richepanse aurait lieu dans les jours qui vont suivre.

Ces désormais "Rebelles" à l'autorité du général en chef (Richepanse), sans connaître les intentions réelles de ce dernier, se rendent à Basse-Terre pour alarmer Delgrès et organiser la résistance.

Dès lors, c'est tout le Sud Basse-Terre qui s'embrase pour arrêter l'offensive terrestre des troupes (bataille de Dolé). 

 

10 mai 1802:

Delgrès, commandant de la place de la Basse-Terre, fait afficher sur les murs de la ville une proclamation exprimant son intention de combattre jusqu'à la mort les enemis du peuple noir, venus en Guadeloupe pour rétablir l'esclavage.

Ce même 10 mai, les canons du fort "L'Olive", fort situé à l'extrême dud de la Basse-

Terre, signale à Delgrès l'arrivée des navires de la marine nationale.

Richepanse ira plus loin plus précisément, au Val d'Orge (Vieux-Habitants)  et débarque avec ses troupes avec l'intention se revenitir à pieds à Basse-Terre.

De nombreux cultivateurs vont se joindre à l'armée rebelle pour combatte  sur plusieurs fronts (rivière "du Plessis" et rivière "des Pères").

Pendant ce temps, les généraux Gobert et Sériziat vont encercler et déloger les résistants retranchés sur les hauteurs de Gourbeyre.

Delgrès et Ignace en sous nombre face aux troupes, décident de se séparer.

Delgrès se retranche dans le fort de Basse-Terre et Ignace se rend à Pointe-à-Pitre au lieu-dit Bainbridge.

Richepance demande à Pélage, de lui envoyer de Pointe-à-Pitre 600 hommes choisis parmi les troupes noires mis aux arrêts sur les navires et demande au gouverneur de la Dominique de lui fournir des canons pour déloger Delgrès du fort de Basse-Terre.

 

Delgrès et ses hommes sont harcelés par les tirs de canons.

 

Dès lors, c'est un déluge de feu qui s'abat sur le Fort que les rebelles évacuent dans la nuit du 21 au 22 mai par la poterne du Galion, avant de s'enfuir dans les mornes escarpés du Vieux Fort. A Dolé. Tous deux cheminent vers leur tragique destin : le premier vers la Grande-Terre pour tenter d'en ramener des renforts, le second vers les hauteurs, jugées inexpugnables, du Matouba.

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