HISTOIRE DE LA GUADELOUPE
HISTOIRE DE LA GUADELOUPE    

 NAPOLEON et HAITI

(suite 1)

La vie de Toussaint avant la révolte des esclaves

Toussaint est affranchi à l'âge de 33 ans et bénéficie de "La liberté de savane". (La liberté de savane était un acte privé que le propriétaire d'esclaves utilisaient pour contourner les démarches administratives coûteuses). On ne sait pas qui, du propriétaire ou du gérant a affranchi Toussaint.

Toussaint sera reconnaissant à ces hommes jusqu'au bout, en les protégeant contre le soulèvement des esclaves . Quoi qu'il en soit, grâce à cette "liberté de savane", Toussaint devient colon. Toussaint va très vite rentabiliser cette terre et accumulera beaucoup d'argent.
On nous rapporte que Toussaint n'a participé que très tardivement au soulèvement des esclaves, excédé par la violence de ses frères, à l'encontre de certains colons qui eux respectaient leurs esclaves.

Est-ce sa nouvelle conditions de colon et maître d'esclaves qui le fit hésiter à rejoindre les insurgés?, ou bien, refusait-il que cela se passe dans un bain de sang? On sait que Toussaint Louverture n'était pas un homme violent mais qu'il pouvait le devenir si besoin était.

 

Janvier 1792:
Le général de brigade François-Marie Périchou, dit de Kerverseau ou Kerversau (1757 – 1825) est né à Plouguiel - Côtes d'Armor et mort à Paris. Il est enterré au cimetière du père Lachaise.

Concernant Toussaint, rumeur ou pas, Kerverseau donne une version toute différente: "C'est lui dit-il, qui présida la cérémonie du Bois Caïman, où il se fait proclamé chef de l'insurrection", comme stipulé sur le rapport destiné au ministre de la marine (Georges René Le Pelley de Pléville) en 1797.

 

Juillet 1793:
Toussaint accepte le grade de colonel dans l'armée espagnole de Saint-Domingue qui s'était ralliée aux esclaves et hommes de couleur insurgés de l'armée napoléonienne pour combattre la France.
Toussaint deviendra général des armées du roi d'Espagne, et s'impliquera totalement dans la lutte de libération de tous les noirs maintenu en esclavage.

 

29 août 1793:
Le gouvernement français émet un décret d'abolition de tous les esclaves.

 

Septembre 1793:
Les anglais envahissent l'île, ce qui va précipiter les évènements. Etienne Polverel et Léger-Félicité Sonthonax, tous deux abolitionnistes et membres de la Société des Amis des Noirs, feront des propositions que Toussaint rejette dans un premier temps, puis il se ravise lorsqu'il apprend que le gouvernement français avait émis un décret pour la liberté de tous les esclaves des colonies.

Toussaint, compris très vite qu'il pouvait tirer partie de cette nouvelle situation et se sépare de Biassou, Georges Biassou est un des chefs de la révolution haïtienne, que Toussaint jugeait trop extrémiste.

 

Etienne-Maynaud-Bizefranc Laveaux est un général de division, né le 8 août 1751 à Digoin (Saöne-et-Loire), mort à Cormatin le 12 mai 1828.
Il a été nommé gouverneur général de Saint-Domingue (octobre 1793 à mai 1796). Il sera l'ami proche de Toussaint).

 

5 mai 1794:
Toussaint se rallie avec son armée et de nombreux partisans aux autorités de la République. A la tête de ses nombreux partisans, Toussaint écrase les espagnols et leur enlève plusieurs positions importantes.
Povarel dira plus tard: "Toussaint est un homme qui fait ouverture partout". D'où son surnom " Toussaint Louverture".

Le gouverneur de Saint Domingue, le général Étienne Laveaux devient l'ami de Toussaint.

 

25 mai 1795:
Laveaux nomme Toussaint colonel.

 

22 juillet 1795:
La Convention nomme Toussaint général de brigade après la signature du traité de Bâle.

 

1796:
La ville du Cap Français se révolte. Les mulâtres, voyant que les nègres prennent de l'importance, vont faire prisonnier le gouverneur général Laveaux.

 

27 mars 1796:
Le général Laveaux, sera délivré par son ami Toussaint Louverture.

 

31 mars 1796:
En récompense, Toussaint est nommé lieutenant au Gouvernement Général.

 

17 août 1796:
Toussaint sera promu général de division. Toutes ces promotions en cascade avaient pour but, de le mettre au service du pouvoir colonial:
Toussaint, va encourager les noirs à déposer les armes. Quand aux anglais, Toussaint les délogera du nord et les oblige à quitter l'île.

 

La paix semble revenir sur l'île à la suite de l'expulsion de Jean-François Papillon, qui est un esclave africain, un des acteurs de la Révolution Haïtienne.

 

14 octobre 1796:
Laveaux est élu au Conseil des Anciens.
Toussaint apprend que le Directoire veut envoyer des forces armées en Haïti pour soumettre les noirs au respect de l'ordre colonial.

 

15 mai 1797:
Sonthonax, avait confirmé les nominations et grades de Toussaint: Commandant en chef de la colonie de Saint-Domingue.

Toussaint va répondre aux menaces du Directoire en faisant savoir, que s'il avait l'intention de rétablir l'esclavage, les nègres de Saint-Domingue ne se laisseraient pas faire, à l'image de ceux de la Jamaïque.

 

24 Août 1797:
Après le départ de Sonthonax, élu aux Cinq-Cents : "Le Conseil des Cinq-Cents est l'une des deux assemblées législatives françaises du Directoire, avec le Conseil des Anciens".

Dès lors, Toussaint entreprend une négociation avec les Anglais afin de recevoir des émigrés pour renforcer son armée et va en informer le Directoire.
Gage de sa bonne fois, Toussaint envoie deux de ses fils étudier à Paris.

 

27 mars 1798:


Le général Gabriel de Hédouville

Malgré cela, le Directoire souhaite avoir un représentant sur place.
Le Direction nomme le général Gabriel Marie Joseph Conte d'Hédouville à la tête des nouveaux commissaires.

 

Avril 1798:
Hédouville sera mal accueilli par Toussaint qui ne le fit pas participer aux négociations avec les anglais.

Les noirs, étaient persuadés que les Commissaires allaient remettre en question "la liberté".

 

16 octobre 1798:
Très soucieux de leur indépendance, les noirs du Cap se soulèvent. Cette démonstration de force sera habilement exploitée par Toussaint qui va obliger Hédouville à se réfugier sur un des navires, ancré à quelques encablures.
Toussaint ne se sentant plus sous contrôle, croyait avoir enfin, atteint son but.
C'était sans compter que les mulâtres, excédés de l'ascendance des noirs, se mobilisent autour du général Rigaud, mulâtre lui aussi et qui commandait le sud.

Né le 17 janvier 1761 à "Les Cailles", commune d'Haïti, et mort au même endroit le 17 septembre 1811.


Fils d'un blanc, huissier de justice du nom de Charles François Rigaud et de Rose Bossy, une esclave. Son père avait 13 enfants dont 8 d'un premier mariage.
La Révolution Française fût pour lui, un déclencheur.

Général André Rigaud

 

Juin 1799:
Une guerre sans pitié éclate entre mulâtres et noirs. Toussaint parvient à calmer les belligérants.
Le mulâtre Julien Raymond, le général Michel et le colonel Vincent, apportent à Saint-Domingue la nouvelle du coup d'État à Paris du 18 brumaire.

 

9 novembre 1799:
Coup d'état en France. Après l'échec de l'expédition d'Egypte, Bonaparte prend le pouvoir et veut créer un nouvel empire colonial français en Amérique.

 

 

Juin 1800:
Toussaint est confirmé dans son grade de général en chef par Bonaparte.

Juillet 1800:
Le général Rigaud et son armée capitulent.

 

Février 1801:
C'est au tour des espagnols d'être chassés de l'île.

 

Juillet 1801:
Ne tenant pas compte des avertissements de Paris, Toussaint, proclame "sa Constitution".
Bonaparte, qui ne l'entend pas de cette oreille, décide de rétablir l'esclavage et d'éliminer Toussaint Louverture qui s'autoproclame gouverneur général à vie.

 

 Un traité de paix est signé à Amiens entre les Français et les anglais.

Bonaparte en profite pour envoyer 20 000 hommes en Haïti.
Le chef de cette expédition punitive, n'est autre que son beau-frère, le général Leclerc.
L'armée va remporter plusieurs victoires, mais les pertes infligées par Toussaint à l'armée régulière seront importantes. A cela, vient s'ajouter l'épidémie de la fièvre jaune.

 

Mai 1802:
Toussaint, signe sa capitulation. Mai 1802, sera aussi le début de la révolte en Guadeloupe. J'en parlerai plus loin.

 

Juin 1802:
Sur ordre de Bonaparte, Toussaint est arrêté. Il sera déporté vers la France.
Voilà pour la chronologie, nous entrons maintenant dans le détail.

On dit beaucoup de choses sur Toussaint, mais la vérité est toute simple: Jusqu'à l'heure d'aujourd'hui, personne n'est capable de dire, ce qu'a fait cet homme avant de se révéler comme un meneur hors pair.
On sait qu'il a épousé une esclave libre sachant lire et écrire, mère d'un enfant métisse. Toussaint aura deux fils légitimes avec elle.

Août 1800:
Il profite de cette nomination pour repousser Rigaud jusqu'aux Cayes et le contraint à quitter l'île.
Toussant, débarrassé de cette dangereuse rivalité, se lance dans la course à l'indépendance.
Cette course devait passer en premier lieu par une réglementation sur le fonctionnement des Habitations.

Les administrés ressentent cela comme une retour à l'esclavage. (Je passe sur les détails).

 

26 janvier 1801:
Toussaint, voulait maintenant unifier l'île.
Fort d'une armée de 40 000 hommes, Toussaint entouré de ses lieutenants Dessalines et Christophe, va occuper la partie espagnole de Saint-Domingue.
Grâce à sa bienveillance envers le clergé catholique, la population blanche et les émigrés, se rangèrent du côté de Toussaint, qu'ils acclamèrent avec enthousiasme; Toussaint en profita immédiatement et proclama la nouvelle constitution. Le premier article prévoyait la nomination d'un gouverneur à vie, dont le bénéficiaire serait à non pas douter, Toussaint Louverture lui octroyant le droit de nommer son successeur.
Pour finir, il divisa l'île en 6 départements, et le nouveau gouvernement siègera soit au Cap, soit à Port-au-Prince.
Tout semblait être rentré dans l'ordre et le travail semblait avoir redémarré.... Mais voilà, les choses prirent une toute autre tournure.

 

14 octobre 1801:
Napoléon reçoit l'émissaire du gouverneur chargé de lui remettre la Constitution qui fait d'Haïti un état libre à la tête du quel, Toussaint Prenait un pouvoir relatif.
Les troupes attendaient à bord des navires le feu vert des anglais pour quitter Brest.

 

18 octobre 1801:
Les préliminaires de paix entre la France et l'Angleterre, venaient d'être signés. Bonaparte, pouvaient enfin, donner le feu vert pour le départ des deux forces expéditionnaires:
L'une à Saint-Domingue, sous commandement du général Leclerc. A bord d'un des navires, les enfants de Toussaint, chargés de remettre à leur père, une lettre de Napoléon dans laquelle, il faisait des éloges à Toussaint sur son comportement. Bien sure, ce n'était que des mensonges.
L'autre en Guadeloupe, commandée par Antoine Richepanse qui était chargé de rétablir l'esclavage.
Dans les deux cas, il fallait mater la rébellion par tous les moyens.

 

4 novembre 1801:
Toussaint, après un jugement rapide des hommes responsables du soulèvement , fait fusiller une dizaine de conspirateurs sur les 40 présents.
Parmi les fusillés, son neveu d'adoption: Le général de division "Moïse".
Le reste des conspirateurs sont désarmés et jetés en prison.

 

28 novembre 1801:
Toussaint fin diplomate voulait pousser les blancs à adhérer à sa cause. Quant aux noirs, Toussaint leur rappela que la religion catholique était celle de l'Etat. Il les informa aussi, des devoirs et obligations de la population et de son gouvernement.

Toussaint imposa une tenue sobre et rigoureuse à tout son entourage et réprimait ceux qui dérogeaient à la règle. Toussaint fût le premier à montrer l'exemple en portant un simple uniforme d'officier d'état major. Il ne portera jamais de tenue pompeuse. Quand il se déplaçait, il ne disait jamais où il se rendait. De ce fait, il échappera plusieurs fois à la mort. Trop de personnes jalouses de son statut rêvaient de l'éliminer. Il était soucieux de sa santé, refusant même de boire de l'alcool, parcourant des dizaines de lieux à cheval et dormait très peu.

Une discipline de fer, régnait dans son armée. Les officiers tremblaient en sa présence et même Dessalines le craignait.
Pour Napoléon, Il n'était plus question d'admettre une quelconque tractation avec Toussaint Louverture. Pour lui, la chose était claire, la rébellion était en marche.
Hédouville n'ayant plus rien obtenir, de la part de Toussaint, quitte l'île en direction de la France.

Pour Napoléon, les dés étaient jetés, Il n'était plus question d'évincer Toussaint, mais de l'éliminer physiquement.
Pour mener à bien cette expédition, Napoléon devait choisir entre deux hommes: Le général François Delaborde et le général Victor Emmanuel Leclerc son beau-frère. Il choisit finalement son beau-frère. Ce choix, pas tout à fait innocent, devait régler une affaire familiale délicate. Des bruits courent que Napoléon aurait engrossé sa propre belle fille, apprenant du même coup, qu'il n'était donc, pas responsable de la stérilité de Joséphine.

Napoléon donne des instructions à son beau frère, sur les actions qu'il doit mener en Haïti, à savoir: Le rétablissement de l'esclavage à n'importe quel prix, mais aussi, d'exterminer les citoyens noirs qui selon Napoléon, accepteraient difficilement le retour dans les plantations comme esclaves.

 

Pour Napoléon, Le rétablissement de l'esclavage devait obligatoirement passer par le massacre de la population noir.

Pour quelle raison fallait-il en arriver là?
Pour Napoléon, rétablir l'esclavage des hommes a qui on avait donné la liberté, allait provoquer une réaction incontrôlable, voir une émeute. D'où la nécessité d'envoyer une expédition punitive.

 

L'expédition punitive de Saint-Domingue
 

Décembre 1801:
Sous le commandement de l'amiral Louis thomas Villaret de Joyeuse, le général Leclerc quitte Brest et rejoint Cap Français à Saint Domingue. Parmi lespassager, les enfants de Toussaint Louverture.
Toussaint, non disposé à renoncer au pouvoir, envoie Christophe accueillir Lebrun aide camp de Leclerc.

Vers la fin de 1801:
Des noirs du nord qui refusaient d'obéir aveuglément, se soulèvent et partent à la chasse aux blancs du Cap Français où toutes les exactions sont commises. Ce fût un véritable carnage.
Toussaint va intervenir avec son armée et très vite stoppe cette tuerie.
Des bruit couraient que Napoléon voulait d'une part mâter la rébellion, et d'autre part rétablir l'esclavage dans les colonies.

 

Voici le contenu de la lettre:

 

Paris, 18 novembre 1801

Au général Toussaint Louverture

La paix avec l'Angleterre et toutes les puissances de l'Europe, qui vient d'asseoir la République au premier degré de puissance et de grandeur, met le Gouvernement à même de s'occuper de la colonie de Saint-Domingue. Nous y envoyons le citoyen Leclerc, notre beau- frère, en qualité de capitaine général, comme premier magistrat de la colonie. Il est accompagné de forces convenables pour faire respecter la souveraineté du peuple français. C'est dans ces circonstances que nous nous plaisons à espérer que vous allez nous prouver, et à la France entière, la sincérité des sentiments que vous avez constamment exprimés dans les différentes lettres que vous nous avez écrites. Nous avons conçu pour vous de l'estime, et nous nous plaisons à reconnaître et à proclamer les grands services que vous avez rendus au peuple français. Si son pavillon flotte sur Saint-Domingue, c'est à vous et aux braves noirs qu'il le doit. Appelé par vos talents et la force des circonstances au premier commandement, vous avez détruit la guerre civile, mis un frein à la persécution de quelques hommes féroces, remis en honneur la religion et le culte du Dieu de qui tout émane. La Constitution que vous avez faite, en renfermant beaucoup de bonnes choses, en contient qui sont contraires à la dignité et à la souveraineté du peuple français, dont Saint-Domingue ne forme qu'une portion.

Les circonstances où vous vous êtes trouvé, environné de tous côtés d'ennemis, sans que la métropole puisse ni vous secourir, ni vous alimenter, ont rendu légitimes les articles de cette Constitution qui pourraient ne pas l'être. Mais aujourd'hui que les circonstances sont si heureusement changées, vous serez le premier à rendre hommage à la souveraineté de la nation qui vous compte au nombre de ses plus illustres citoyens, par les services que vous lui avez rendus, et par les talents et la force de caractère dont la nature vous a doué. Une conduite contraire serait inconciliable avec l'idée que nous avons conçue de vous. Elle vous ferait perdre vos droits nombreux à le reconnaissance et aux bienfaits de la République, et creuserait sous vos pas un précipice qui, en vous engloutissant, pourrait contribuer au malheur de ces braves noirs dont nous aimons le courage et dont nous nous verrions avec peine obligé de punir la rébellion.

Nous avons fait connaître à vos enfants et à leur précepteur le sentiments qui nous animaient. Nous vous les renvoyons.

Assistez de vos conseils, de votre influence et de vos talents le capitaine général. Que pouvez-vous désirer ? La liberté des noirs ? Vous savez que, dans tous les pays où nous avons été, nous l'avons donnée aux peuples qui ne l'avaient pas. De la considération, de honneurs, de la fortune ? Ce n'est pas après les services que vous avez rendus, que vous pouvez rendre dans cette circonstance, avec le sentiments particuliers que nous avons pour vous, que vous devez être incertain sur votre considération, votre fortune et les honneur qui vous attendent.

Faites connaître aux peuples de Saint-Domingue que la sollicitude que la France a toujours portée à leur bonheur a été souvent impuissante par les circonstances impérieuses de la guerre; que les homme venus du continent pour l'agiter et alimenter les factions étaient le produit des factions qui, elles-mêmes, déchiraient la patrie; que désormais la paix et la force du Gouvernement assurent leur prospérité et leur liberté. Dites-leur que, si la liberté est pour eux le premier des biens, ils ne peuvent en jouir qu'avec le titre de citoyen français, et que tout acte contraire aux intérêts de la patrie, à l'obéissance qu'ils doivent au Gouvernement et au capitaine général qui en est le délégué, serait un crime contre la souveraineté nationale, qui éclipserait leurs services et rendrait Saint-Domingue le théâtre d'une guerre malheureuse où des pères et des enfants s'entr'égorgeraient entre eux.

Et vous, Général, songez que, si vous êtes le premier de votre couleur qui soit arrivé à une si grande puissance, et qui se soit distingué par sa bravoure et ses talents militaires, vous êtes aussi devant Dieu et nous, le principal responsable de leur conduite.

S'il était des malveillants qui disent aux individus qui ont joué le principal rôle dans les troubles de Saint-Domingue que nous venons pour rechercher ce qu'ils ont fait pendant les guerres d'anarchie, assurez-les que nous ne nous informerons que de leur conduite dans cette dernière circonstance, et que nous ne rechercherons le passé que pour connaître les traits qui les auraient distingués dans la guerre qu'ils ont soutenue contre les Espagnols et les Anglais, qui ont été nos ennemis.

Comptez sans réserve sur notre estime, et conduisez-vous comme doit le faire un des principaux citoyens de la plus grande nation du monde.
« Si le pavillon français, disait-il, flotte encore sur Saint-Domingue, c'est à vous et à vos braves noirs qu'il le doit ; appelé par vos talents et la force des circonstances au premier commandement, vous avez détruit la guerre civile, remis en honneur la religion et le culte de Dieu, de qui tout émane ; la constitution que vous avez faite renferme beaucoup de bonnes choses, mais elle en contient aussi qui sont contraires à la dignité et à la souveraineté du peuple français. »
Il le rassurait ensuite sur la liberté des noirs, l'invitait formellement à reconnaître la mission de Leclerc, et le rendait responsable de la résistance qu'il opposerait à ses armes.

 

A voir :

https://www.youtube.com/watch?v=ChV9SSfl4LI

 

Toussaint Louverture qui ne mâchait pas ses mots, voulait-il ou aurait-il provoqué Napoléon?
Certains historiens, ont écrit que Toussaint écrivait à Napoléon en mettant en entête "Le premier des noirs au premier des blancs".

Vrai ou faux?: "Ces mauvais historiens, toujours à la recherche du sensationnel, voulaient réécrire l'histoire pour faire parler d'eux".

 

27 Mai 1802:
Cette nouvelle situation provoque, de nouvelles agitations et les insurgés se regroupent à nouveau. Prouvant ainsi que Toussaint, n'avait pas baissé les bras.
Ce dernier semble-t-il, aurait caché un trésor.


Le traquenard:
Le Général Brunet invite Toussaint qui était sous ses ordres, au quartier général pour discuter de l'avenir d'Haïti.
Toussaint, sera trahi par la confiance qu'il faisait à Brunet, et sera mis au arrêts.

 

7 juin 1802:

Toussaint Louverture sera arrêté et transporté à bord de la frégate "La Créole", jusqu'à Cap Français où il déclara:
"En me renversant, on n'a abattu à Saint-Domingue que le tronc de l'arbre de la liberté des nègres ; il repoussera par les racines, parce qu'elles sont profondes et nombreuses".

 

12 juillet 1802:
Toussaint et sa famille arrivent à Brest à bord du navire "Le Héro" et transférés à la prison du temple à Paris.

 

23 juillet 1802:
Napoléon, ordonne le transfert de Toussaint au Fort de Joux où il sera emprisonné à l'isolement. Il ne verra plus sa famille. Seul, son valet pourra le voir.
A Joux, Toussaint ne jouira d'aucun traitement de faveur. Juste le strict minimum pour survivre. Il n'avait aucune autorisation de communiquer avec l'extérieur ni de pouvoir faire quelques pas pour se dégourdir les jambes.
Il décédera en 1803 dans sa cellule située au RdC du donjon, devenue un lieu de pèlerinage. Sa dépouille se trouve dans le jardin du fort.
Quant à la famille de Toussaint, qui était resté à la prison du Temple, je cherche toujours à savoir, ce qu'elle est devenue.

Fort de Joux

 

23 juillet 1802:
Napoléon, ordonne le transfert de Toussaint au Fort de Joux où il sera emprisonné à l'isolement. Il ne verra plus sa famille. Seul, son valet pourra le voir.
A Joux, Toussaint ne jouira d'aucun traitement de faveur. Juste le strict minimum pour survivre. Il n'avait aucune autorisation de communiquer avec l'extérieur ni de pouvoir faire quelques pas pour se dégourdir les jambes.
Il décèdera en 1803 dans sa cellule située au RdC du donjon, devenue un lieu de pèlerinage. Sa dépouille se trouve dans le jardin du fort.
Quant à la famille de Toussaint, qui était resté à la prison du Temple, je cherche toujours à savoir, ce qu'elle est devenue.

Cellule de Toussaint Louverture

 

Cette cellule été restaurée pour les besoins de la cause. En verité c'était plutôt "Notre Dame des courant d'air..... Et pour cause.....

 

Napoléon avait pris la décision de laisser mourir Toussaint en prison, plutôt que d'avoir à le juger. On voulait le briser psychologiquement par n'importe quel moyen. Finalement, l'isolement et manque de soins et le froid lui seront fatal .
Le valet de Toussaint, est envoyé à Nantes, certainement pour embarquer sur un navire en partance vers Haïti.

 

7 avril 1803:
A Joux, Toussaint ne jouira d'aucun traitement de faveur. Juste le strict minimum pour survivre. Il n'avait aucune autorisation de communiquer avec l'extérieur ni de pouvoir faire quelques pas pour se dégourdir les jambes.
A onze heures, le gouverneur du fort de Joux chef du bataillon Amiot, le trouva mort dans sa cellule située au RdC du donjon, devenue un lieu de pèlerinage. Sa dépouille se trouve dans l'enceinte du fort.

Napoléon n'ira pas jusqu'à faire disparaître sa dépouille et Toussaint sera enterré dans l'enceinte du fort, emportant avec lui le secret de l'emplacement de son trésor. On ne saura jamais si ce trésor à réellement existé.

 

Quant à la famille de Toussaint, qui était resté à la prison du Temple, je cherche toujours à savoir, ce qu'elle est devenue.

Christophe Henry (1767-1820)

 

Christophe Henry, est un esclave affranchi originaire de Grenade. Né le 6 octobre 1767 est mourut au château du Sans souci en se tirant une balle en plein cœur.
Il exercera plusieurs métiers avant de s'engager Dans l'armée.
Après avoir participé à la guerre d'indépendance américaine, Il rejoint la révolte des noirs d'Haïti. Il s'impose comme l'un des chefs du mouvement.
Toussaint le nomme Général de brigade. Christophe participe à la défense de cap Français contre le Général Leclerc. Cette première bataille se soldera par une capitulation de l'armée de Toussaint.

 

Toussaint va envoyer son général de division Christophe, au devant de l'aide de camp du général Leclerc pour lui remettre un pli rédigé en ces termes:
« Qu'eussent-ils cent vaisseaux et cent mille hommes ils n'entreraient point en ville, et que la terre brûlerait avant que l'escadre n'entrât en rade. »

Le débarquement aura quand même lieu et le Cap fut incendié et tous les noirs appelés à l'insurrection.
En ce début du mois de février 1802,Toussaint, qui se trouvait à ce moment à Ennery à quelques kilomètres de Gonaïves, accueille ses enfants porteurs de la lettre du premier consul (Bonaparte).
Par la suite Toussaint, dont les forces se réduisaient à trois demi-brigades, (environ 3000 hommes), de l'abandon du général Claivaux et la défaite de Dessalines, Toussaint, repoussa néanmoins tout accommodement et renvoya ses enfants au Cap.

Quelques jours plus tard, Leclerc tenta une nouvelle approche "diplomatique" qui se solda par un échec.
Toussaint donna cette fois le choix à ses fils entre lui et la France : l'aîné, Isaac, rejoignit le camp français ; le second prit les armes pour son père.

 

La bataille va avoir lieu. Les forces de Leclerc bien supérieures à celle de Toussaint, auront très vite le dessus, et va pousser le Général rebelle à se rendre. De leur côté, Dessalines et Christophe vont capituler. Tousaint, avec l'autorisation de Leclerc se retire sur sa plantation.
On dit aussi, que devant la défaite, des insurgés se suicideront en groupe, préférant mourir que de redevenir esclaves.

Durant cette campagne, une épidémie de fièvre jaune va décimer une bonne partie de l'armée régulière emportant avec elle plus de 20 000 hommes.

 

Général Marie François Auguste

de Caffarelli du Falga

Il est aide de camp de l'empereur.
Né au château du Falga le 7 octobre 1766 et mort le 23 janvier 1849 au château de Leschelle.

 

7 Septembre 1802:
Bonaparte envoie le général Caffarelli au château de Joux, pour interroger Toussaint sur sa politique internationale et « d'obtenir des renseignements sur l'existence de ses trésors ».


15 au 28 septembre 1802:
Caffarelli et Toussaint vont s'entretenir plusieurs fois, et pour Caffarelli, le seul but était de connaître le lieu où a été caché le trésor. Toussaint comprendra très, que la décision de Bonaparte est irrévocable.

 

Napoléon avait pris la décision de laisser mourir Toussaint en prison, plutôt que d'avoir à le juger. On voulait le briser psychologiquement par n'importe quel moyen. Finalement, l'isolement et manque de soins lui sera fatal.
Le valet de Toussaint, est envoyé à Nantes, certainement pour embarquer sur un navire en partance vers Haïti.

 

7 avril 1803:
A Joux, Toussaint ne jouira d'aucun traitement de faveur. Juste le strict minimum pour survivre. Il n'avait aucune autorisation de communiquer avec l'extérieur ni de pouvoir faire quelques pas pour se dégourdir les jambes.
Il décèdera en 1803 dans sa cellule située au RdC du donjon, devenue un lieu de pèlerinage. Sa dépouille se trouve dans l'enceinte du fort.
Quant à la famille de Toussaint, qui était resté à la prison du Temple, je cherche toujours à savoir, ce qu'elle est devenue.

A onze heures, le gouverneur du fort de Joux chef du bataillon Amiot, le trouva mort dans sa cellule.
Toussaint sera enterré dans l'enceinte du fort, emportant avec lui le secret de l'emplacement de son trésor. On ne saura jamais si ce trésor à réellement existé.

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