HISTOIRE DE LA GUADELOUPE
HISTOIRE DE LA GUADELOUPE    

LA VIOLENCE DANS LES COLONIES

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Esclave contre esclave:

Certains esclaves s'opposaient à d'autres en collaborant avec leurs maîtres pour échapper à la maltraitance. Eclatait alors, des bagarres qui pouvaient très mal se terminer.
Au fil du temps, trois types d'esclaves occupaient une Habitation.
Le domestique, l'esclave à métier et l'esclave des champs.

Le domestique dépendait de la maîtresse de l'Habitation. généralement bien traité. Souvent bien nourri.
L'esclave à métier était sous les ordres direct du maître, ne subissait que très rarement des punitions.

L'esclave des champs lui dépendait du commandeur. Il était fouetté pour un oui pour un non et devait travailler sans relâche

Le bon traitement des domestiques, esclaves de métier et ceux des champs donnera naissance aux premières bagarres entre noirs. Alors qu'ils étaient solidaire au départ, voilà que la jalousie va les opposer, allant jusqu'à se traiter de traites. Ce qui n'était pas faux, puisque certains complots, seront déjoués par les maîtres qui avaient été informés.

Parmi, les esclaves au service du maître, il y en avait quand même qui restaient solidaire avec leurs compagnons d'infortune. Ils étaient donc au courant de se passait ou aller se passer.

 

Les esclaves nés dans les colonies n'étaient pas des bossales mais des créoles. Ils se voyaient ainsi confier des tâches comme celles d'apprendre aux nouveaux arrivants le fonctionnement de l'Habitation. Ce nouveau statut leur fît prendre la "grosse tête" comme on dit. De plus ils méprisaient les travailleurs des champs.
De violentes bagarres éclataient assez souvent entre les esclaves. Le maître les soignaient dans un premier temps pour qu'ils puissent reprendre le travail rapidement et la punition interviendra plus tard.
Il arrivait parfois que le maître semait la zizanie entre esclaves..... n'était-ce pas cela qu'on appelle: Diviser pour mieux régner? mais pas que, ce déclenchement d'une bagarre généralisé, permettait au maître de connaître les partisans et les opposants.

Les maîtres organisaient des paris sur des bagarres organisées entre clans de des différentes Habitations. Tous les coups étaient permis mais l'usage d'un couteau était interdit.
Il y avait des combats à mort qui étaient organisés exceptionnellement quant un maître se faisait humilier par la défaite d'un de ses poulains.

 

Qui était le commandeur noir?

A partir de la fin du XVIIIe siècle, des dizaines de sucreries virent le jours. Le besoins en esclaves va croître. Les enfants d'esclaves noirs nés dans les colonies ne sont plus considérés comme noir africains (Bossales), mais comme créoles, bien intégrés dans la vie des plantations, c'est à eux, que les maîtres vont confier les rôles de commandeurs.

 

L'esclave ouvrier contre L'esclave collaborateur
La violence supportée par les africains, n'a pas toujours été provoquée par le maître ou par le commandeur.
Le noir était souvent impliqué dans la maltraitance d'un esclave, lui même était souvent le bourreau qui infligeait la punition, volontaire ou désignait par le maître.
Il espérait ainsi, que le maître le prenne en sympathie, ou encore d'échapper aux punitions.
On peut dire en imageant un peu, sue le commandeur était un "loup dans une bergerie". Il profitait souvent de son titre de commandeur, pour régler des problèmes personnels avec les esclaves qu'il détestait. Il pouvait ainsi punir au fouet un esclave pour un simple désaccord sans importance, ou parce que le père d'une esclave refusait de lui donner sa fille, voire sa femme. Ce châtiment avait généralement lieu en public.

 

L'humiliation

A la punition s'ajoutait l'humiliation. Gare à une femme ou une jeune fille qui repoussait les avances du commandeur. l'amour qu'il éprouvait pour l'une ou l'autre, se transformait amour-propre blessé. Cela se transformait en punition immédiate (fouet) ou en viol, parfois le mari devait assister à la scène.
Parfois, la haine d'un esclave bafoué, était plus forte que la peur que lui inspirait le commandeur. Il se rendait de nuit dans la case de celui-ci et assassinait celui qui était par son statut, un traite.
Tous les esclaves ne réagiront pas de la sorte. Certains, vont l'accepter avec résignation.

 

L'exécuteur de punitions
En général, c'était au commandeur que revenait la tâche de punir un esclave. Mais il arrivait quelque fois, qu'un esclave condamné à mort soit désigné pour accomplir cette besogne. S'il acceptait, il avait l'avantage d'être gracié et même payé à hauteur de la punition qu'il devait infliger.
S'il refusait, il se donnait la mort pour éviter de punir ou de tuer un congénère.

 

Empoisonnement d'un maître
Comme le Code Noir n'avait rien prévu concernant la liste des empoisonnements, on en a déduit que c'était une invention de XVIIIe siècle. Faux. On a trouvé des écrits soupçonnant l'emploi du poison.
Etait-ce pour ne pas alarmer les colons? Le fait est que le noir d'Afrique était un expert des plantes et connaissait parfaitement les plantes à "Poison".
La peur pour les colons de se faire empoisonner, tournait à la psychose, allant même pour se protéger, faire goûter les aliment pas des esclaves.
Pour les esclaves, le poison était une arme redoutable, invisible et inodore.

 

Le poison
A-t-il était ramené d'Afrique? C'est improbable. Lorsque les esclave montaient à bord des bateaux négriers, ils étaient pratiquement nus, donc dans l'incapacité de cacher un quelconque de poison sur lui ou à bord, vu qu'il était enchaîné.
J'ai pu lire, qu'étant grand connaisseur des plantes, l'esclave trouvait les plantes à poison tout autour de l'habitation.
à cet époque un maître se souciait peu de la santé des ses esclaves. Il leur laissait le soin de préparer leur potion tout seul pour se soigner.
Vous connaissez le Mancenillier bien sure. Cet arbre sauvage qui pousse en grand nombre sur toutes les îles, réputé pour être extrêmement dangereux. Je vous laisse deviner la suite.....
Bien sure, il y avait beaucoup d'autres plantes dangereuses, la racine de citronnelle, la racine du lilas, la racine du laurier rose etc. ...
Ils pouvaient aussi atteindre leur objectif par la magie noire. Le blanc un tant soit peu superstitieux, craignait cette pratique.

Dès que le maître, soupçonnait un noir d'empoisonnement, il étaient sévèrement puni. Pour les pratiques occultes, il s'empressait de le vendre.

 

Autres moyens pour éliminer un maître
Si le maître avait un nombre incalculable de façons de faire souffrir un esclave, le noir, lui n'était pas en reste sur la façon d'éliminer un blanc.
Les moyens de donner la mort étaient nombreux, allant de la mort instantané à la mort très lente.
Les différents poisons, la moisissure, le venin de serpent, ou encore le verre pilé administré à petite dose, causé une mort certaine dans le temps, ce qui écartait les soupçons sur un individu en particulier.
On sait que l'esclave, n'avait pas accès à la demeure du maître. seul les domestiques, les servantes, les nounous, les jardiniers et le personnel des cuisines pouvaient entrer sur la parcelle réservée au maître.

A ce stade, un seul individu, n'avait aucune chance d'accomplir son acte. il fallait la complicité du personnel privé du maître. Ainsi allait naître le "Réseau des empoisonneurs".

 

Les actes de déstabilisation du système esclavagiste
On attribue ces actes aux Nèg' marrons. Elles auront pour conséquence de conduire à la première abolition de l'esclavage en 1793.

Rappelez-vous, les nègres marrons sont ces hommes et ces femmes esclaves qui ont fui des Habitations des maîtres tortionnaires.

En quelques années, ils se sont organisés et formés des communautés redoutables.
Bien armés, ils semait la terreur dans les Habitations et pillant tout sur leur passage, ne se privant de tuer, animés par la haine du blanc.
Certaine bande armée d'Haïti étaient menée par un leader sanguinaire qui n'épargnait personne. (Voir l'histoire d'Haïti)
Toutes ces actions éclairs, montraient la faiblesse du système colonial.

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