HISTOIRE DE LA GUADELOUPE
HISTOIRE DE LA GUADELOUPE    

LES BATTERIES DE DEFENSE

Les forts de défense construits entre le XVIIe et le XVIIIe en Guadeloupe ont vite prouvé leur inefficacités, à cause de l'escarpement des côtes.

On appellait fort de défense un simple talu de terre et paille ou un petit muret bâti de terre et de pierres de taille.

 

Par la suite, on construira de véritables forts de défense aux murs épais maçonnés en pierres de lave, qu'on appelera "Fort Royal".

 

Les côtes escarpés des îles étaient responsables de l'échec de ces forteresses dites imprenables.

 

Les anglais avaient vite trouvés la faiblesse défensive des forts français, qui ne pouvaient les atteindre lorsqu'ils passaient au large. Ainsi, les anglais débarquaient dans une anse isolée en toute sécurité. 

 

On va donc opter pour une défense côtière en implantant des batteries de plusieurs canons sur la côte, facilement déplaçables et rapidement opérationnelles.

Ce qui me fait tiquer, c'est le "facilement déplaçable" quand on connait les côtes sous le vent.

 

1768:

Sous le gouvernement Nolivos, on comptait pas moins de 72 batteries côtières:

  • 39 sur la Basse-Terre
  • 33 sur la Grande-Terre

Il faut savoir quand même qu'une batterie de défense, pouvait tout au plus retarder l'approche des navires ennemis et causer quelques dommages. En aucun cas, ces batteries pouvaient soutenir un éventuel siège ou anéantir un flotte.

Dans le cas, ou une batterie risquait de tomber aux mains des ennemis, les militaires avaient l'ordre détruire l'ensemble de la batterie y compris les canons.

 

Organisation de la défense des Saintes:
Depuis la colonisation, Terre-de-Haut à joué un rôle stratégique dans la défense de la Guadeloupe. L'assaillant anglais pour ne citer que lui, était responsable des attaques 9 fois sur 10.
Située au milieu des Petites-Antilles, il était vital pour les français, que les Saintes soient imprenables.

 

 

Le Fort Joséphine:

 

1777:
Un fort est construit au sommet de l'Îlet à Cabrit
Point stratégique de surveillance et de défense, entre la passe de la Baleine et celle du Pain de Sucre.

 

1809:
Les anglais détruisent le fort et finissent par restituer l'îlet Cabrit à la France, qui va construire un baraquement en 1840.

A partir de 1843, ce baraquement servira de prison de femme avant d'être détruit par le cyclone de 1865. Puis transformé en Lazaret (bâtiment de quarantaine) pour les engagés volontaire venus d'Asie.

La batterie de Tête Rouge:

 

Située à Terre-de-Haut, juste en face de Pointe-Sable de l'îlet Cabrit, cette batterie de défense prenait en tenaille avec le fort Joséphine les navires ennemis qui croisaient par là.

Les Trois forteresses construites sur le pourtour de la baie des Saintes:
     - Le fort Joséphine sur l'îlet à Cabrit,
     - Le fort Napoléon sur le morne Mire,
     - La batterie de la Tête-Rouge,
vont assurer un excellente défense de Terre-de-Haut, théâtre d'hostilités quasi permanentes entre anglais et français.

La Tour du Père Labat à Baillif:

 

Défendait aussi Basse-Terre. Remise partiellement en état, il n'y a pas si longtemps. La tour est de nouveau abandonnée. Drôle de conception de la restauration.

Le Fort royal de l'Olive


Construit par Charles Liénard de L'Olive entre 1635 et 1640 après avoir chassé la colonie indienne de Vieux-Fort, ce fort défendait l'accès au port de Basse-Terre. Les vestiges encore présents, montrent l'étendue de cette place-forte.

La batterie de Deshaies et celle du Petit-bas-Vent

 

Protégeaient la Rade de Deshaies.
Pendant la colonisation, Deshaies était un repère de corsaires et de flibustiers.
De la batterie de Deshaies, il ne reste que quelque pièces de canons en piteux état.

De la Batterie de la Pointe de Bas-Vent, seuls quelques canons sont encore présents par trois mètres de fond juste devant l'ex-hôtel de fort Royal (Ex. Club Med). Juste pour information: "Fort Royal", était le nom qu'on donnait à toutes les places fortifiées défendant la côte.

Batterie de l'îlet à cochons:
 

Situé à l'entrée du port de Pointe-à-Pitre, cette îlet peuplé de colons était considéré comme "La sentinelle du Port". Comme son nom l'indique, cet îlet était envahi de cochons sauvage, tout comme "l'îlet à Cabrit" aux Saintes était colonisé par des cabris. Tout au long de la période de la colonisation, les navires faisaient escale à Pointe-à-Pitre pour se ravitailler en eau et bois, certains navires, y faisait une halte et y prélevaient quelques cochons sauvages. Quelques vestiges témoignent encore de la présence de batteries de canons.

Cette batterie fût l'une des plus importante de la Guadeloupe. Les canons étaient disposés en épi de manière à couvrir une grande surface maritime.
Les canons de la redoute du Fort- Louis et ceux de l'îlet à cochons défendaient la rade de Pointe-à-Pitre contre un éventuel assaillant.

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