Du temps des colonies, le terme habitations définissait, une exploitation agricole quelle qu'elle soit qui appartenait à un maître.
On emploiera ainsi un nom différent s'il s'agit de cultures maraîchères, de cannes à sucre, ou d'autres produit comme le café, le cacao, le tabac ou l'indigo, etc. ...
Sur ce chapitre je traiterai que de l'Habitation sucrerie.
Sur une habitation, on trouvait La maison du maître, celle du commandeur, des cases pour les esclaves, les ateliers, la sucrerie, les batiments de stockage, un moulin, les champs de canne, le parc à bestiaux, les canaux pour amener l'eau et ceux pour transporter le jus de canne du moulin aux ateliers de fabrication de sucre.
La maison du maître était construite en haut d'un petit morne pour permettre au propriétaire de visualiser l'ensemble.
Celle du commandeur était en général, à côté des cases d'esclaves (surveillance du village).
Un commandeur avait une grande responsabilite sur habitation. Ses tâches étaient aussi nombreuses que varriées.
La sentence pouvait être exécuté par un esclave ou par le maître lui-même ou encore son fils.
C’était le donneur d’ordre (Commandeur) qui réveillait les esclaves avant le levé du jour. La journée commençait par la prière, en général c’était le maître qui assurait le catéchisme devant sa maison.
Quand le jour se levait, c’était le départ vers les champs de cannes. Les journées étaient longues, du lever au coucher du soleil. Le
donneur d’ordre veillait au rendement des coupeurs de cannes à coups de fouets. La pose du midi, était courte…. Le temps du repas et le travail reprenait.
On dit, que les esclaves, compte tenu du rythme du travail qu’on leur imposait, des sévices gratuits qu’ils subissaient, avaient une durée
de vie relativement courte. Il semblerait que cette information soit erronée. Quel chef « d’entreprise si mauvais soit-il », détruirait son « outil de travail »
?
J’ai lu dernièrement, que les maîtres, tout en étant sévères avec les fortes têtes ou encore les semeurs de troubles, prenait grand soin des
travailleurs. Cela semble évident, à savoir que l’esclave représentait lui aussi un investissement et qu’il n’avait aucun intérêt à le voir mourir. Un esclave mort, devait être obligatoirement
remplacé, qu’il fallait attendre assez longtemps pour en avoir un autre, ce qui pénalisait d’autant sa production.
Le gros des esclaves qui arrivait à Petit-Canal, soit 70 à 80% était réservé principalement à Saint-Domingue où se trouvait les plus grandes Habitations sucreries. Le reste était partagé entre la
Martinique, la Guadeloupe et les autres petites îles productrices de sucre.
Déjà, cet état de fait, change fondamentalement la donne.
Les historiens nous ont laissé croire à la cruauté des colons. Je dis que c’est grave. Cela pénalise le vrai cours de l’histoire. Pourquoi cette volonté de la désinformation de leurs parts ? Cette vérité déformée de l’histoire, fait couler beaucoup d’encre encore aujourd'hui.
Peut-on dire aujourd'hui que c'était des " Faque news ? "
Une étude approfondie récentes effectué par des chercheurs, donc, des gens neutres, relatif à la vie sur les plantations, va faire
l’effet d’un pavé dans la mare.
Cette étude est basée sur des documents historiques des pays colonisateurs qui n’ont pas eu peur de les faire consulter.
Je sais tout comme vous, que l’esclavage est un crime contre l’humanité. Il n’y a aucun doute à ce sujet. Mais je
crois aussi, que si aujourd’hui la mémoire est plus que jamais présente dans l’esprit des descendants d’esclaves c’est en partie à cause de la désinformation et du gros point d’interrogation qui
plane au dessus de cette période de l’histoire.
Je sais que ce que je vais écrire maintenant, va en faire bondir quelques uns.
Dans les plantations sucrières françaises, on nous a laissé et fait croire, que la cruauté, faisait partie « quotidien » et qu’il n’y avait pas d’exception.
Certes, certains maître se sont très mal comportés avec leurs esclaves, mais ceux-là, n’iront pas bien loin, Ils perdront
tout, y compris leur vie. (Cet épisode de l’histoire sera publié plus tard)
Or, pour en revenir aux bons maîtres, maltraiter un esclave allait contre leurs intérêts.
Celui-ci gardait un œil sur l'état de santé des esclaves. D’ailleurs à l’abolition définitive de l’esclavage en 1848, une bonne partie des esclaves libres continueront avec leurs maîtresn non plus comme esclaves mais comme ouvriers.
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